Sinon (...) soyons chauvins lisons de la France !
Barjavel, c'est très bien et ça faisait dresser les cheveux de mes profs de francais
(yéh, y'a des vrais morceaux de c.l dedans)
 

Mes chers Amis,

Il ne s'agit pas tant d'être chauvin, comme le suggère le bloggueur “Poshu” cité en exergue [ sur le site consacré à la fantasy http://ratonlaveur.free.fr/editotaku/index.php?itemid=1220 ], mais de reconnaître que les multiples facettes de l'œuvre de René Barjavel peuvent plaire, déplaire, troubler... selon les goûts, âges et affinités.

Mais tout d'abord, je crois vous devoir quelques excuses pour cette lettre de fin d'année 2007 qui s'est fait attendre, et je remercie ceux qui se sont inquiétés de ma santé du fait de ce "silence prolongé" depuis ma dernière lettre... Mais si ce sont d'autres activités et préoccupations qui ont mis en sommeil la prose épistolaire de G.M.Loup, le barjaweb est toujours bien vivant, et il a vu ces derniers mois l'apparition de nouvelles pages et quelques évolutions.

Cela pour revenir au sujet initial... car j'ai découvert que - l'auriez-vous cru - pour une jeune fille de 1978 : « le premier souvenir érotique a été La Nuit des temps de René Barjavel »... C'est que Barjavel parle beaucoup d'amour dans son œuvre, et d'une façon assez totale. Et c'est, cette année-là, pour son livre Les Fleurs, l'Amour, la Vie qu'il avait été invité à l'émission Apostrophes de Bernard Pivot qui débattait... "De la sexualité au XIXème et XXème siècles". Une archive précieuse dont je vous propose la transcription partielle (ne concernant que les interventions de notre auteur) sur la page http://barjaweb.free.fr/SITE/documents/apostrophes78.
Je crois devoir mentionner que, même si les mœurs ont, en quelque sorte, évolué depuis trente ans, certaines précautions dont faisait état l'animateur au début de l'émission (qui était "en direct"), restent d'actualité :

Il se peut que des choses "pas très convenables" soient dites, et je ne saurais trop conseiller aux enfants, et puis à toutes les personnes qui ont les oreilles chastes, de renoncer à cette émission.

Personnellement, la transcription de ces dialogues m'a donné l'occasion de me délecter des touches d'humour des intervenants (sur des sujets que certains prenaient très au sérieux), et de découvrir d'autres facettes de Barjavel, envieux, en quelque sorte, des amours interminables des escargots... et ne supportant pas certains termes précis, trop "médicaux" à son goût, bien que de la chose elle-même il s'est souvent fait le poète... parfois torride, à preuve le trouble de la jeune fille...
Découverte aussi d'autres auteurs, participant à l'émission, certains maintenant un peu oubliés, alors qu'ils ont marqué d'une certaine façon "l'évolution des mœurs" dont je parlais plus haut...

Ce Barjavel-là est-il celui qui fait dresser les cheveux sur la tête du corps enseignant ? Je n'en suis pas sûr maintenant, mais c'est là que les divergences de vues sont bien marquées, ainsi que me l'ont montré, cette année encore, des témoignages d'étudiant(e)s qui avaient choisi notre auteur comme sujet de leurs travaux universitaires. Comme vous vous en doutez, ces travaux sont venus enrichir la page http://barjaweb.free.fr/SITE/academie, et certains ont bénéficié de "conseils de recherche" de G.M. Loup (qui, en aucun cas, ne "fait le travail à la place de...", mais suggère des pistes d'investigations et des lectures croisées - les universitaires parlent d'intertextualité - et, tout au plus, ajuste des orthographes parfois ébouriffantes...)
Il faut donc saluer les travaux

Que ceux qui se trouvent oubliés me contactent afin que leurs travaux soient, eux aussi, inventoriés, et que les nouveaux étudiantss barjavéliens n'hésitent pas à me demander des "pistes de recherches"...


Comme on l'aura remarqué, le barjaweb reste strictement consacré à la vie et l'œvre de l'écrivain - et ne peut donc pas, comme je me le suis vu demander il y a quelque mois, "chroniquer" des ouvrages, seraient-ils de science-fiction, sans rapport avec ce sujet ou tout au moins les thèmes barjavéliens (bon, je le mentionne quand même, mais c'est à vous, si vous le souhaitez, de vous faire une idée : Salsénide, Salsénide, d'Albert Dyce [France Europe Éditions])


Explorer l'univers de Barjavel, c'est un peu comme remonter des souvenirs :

On tire sur le fil, et on ne sait pas ce qui va en sortir. Comme ces illusionnistes qui extraient de leur bouche, suspendus en guirlande, une fleur, une lame de rasoir, une ampoule allumée, un petit lapin...

Ainsi la transcription d'Apostrophes, présentée plus haut, met sur la sellette (si j'ose dire) le chroniqueur au Journal du Dimanche, à propos d'un article que je me devais de retrouver... J'ai donc, profitant de cet élan, complété les archives du site avec une partie des articles des beaux jours de 1978, dont, bien sûr, celui louant les formes épanouies de la jeune gymnaste Nadia Comaneci, et les charmes, je pense, de toutes les femmes...

On pourra lire ces textes, décorés pendant un mois d'une mention "Nouveau", sur la page http://barjaweb.free.fr/SITE/ecrits/JDD

L'heure tourne, on m'attend pour le réveillon... Alors, avant de conclure et de remettre à la prochaine lettre qui, je l'espère, se fera moins attendre, je salue ici ceux qui m'ont écrit pour me témoigner les souvenirs, le plus souvent en forme d'hommages, qu'ils ont conservés de Barjavel, en particulier MM. Jean-Pierre Andrevon (dont j'avais présenté il y a quelque temps le dernier roman Le Monde enfin, d'inspiration bien barjavélienne, voir http://jp.andrevon.com), Jean-Pierre Rudin, fondateur du Prix des Libraires et qui m'a contacté pour me transemttre un bel article paru dans son indispensable revue "Le Nénuphar" [ http://www.lepetitnicois.fr/?mode=fiche&rub=infnic&nb=0392&fichier=infnic.15.txt, à laquelle je me suis immédiatement abonné, Roland Moréno, qui m'a vigoureusement rappelé que son invention de la "carte à puce"(*) ne devait rien à Barjavel ni à La Nuit des temps, qu'il n'a jamais lu car le livre lui tombait des mains dès les premières lignes, et j'en oublie...

L'année va se terminer, 2008 va commencer : il est temps de commencer à préparer les Journées Barjavel qui se tiendront à Nyons cet été, accompagnant d'autres choses mettant la science-fiction française à l'honneur ; je vous en parlerai dans ma prochaine lettre...
 

Bonne année à toutes et à tous !

Pary sur Arche, le 31 décembre 2007

G.M. Loup.

 

* : je parle de son invention, c'est à dire de la partie du produit pour laquelle il a déposé un brevet à l'époque. En revanche, La carte à puce, et plus particulièrement la carte bancaire (et que dire des nouveaux passeports électroniques ?) sont vraiment redevables à La Nuit des temps, comme me l'avait témoigné le "co-inventeur", Michel Ugon (de la société Bull-CP8).